COVID-19, Pact de rue s’adapte

Pact de rue: service plus qu’essentiel en temps de pandémie!

Pandémie oblige, l’organisme communautaire Pact de rue, chapitre Rosemont-La petite-Patrie, a dû s’adapter. Jusqu’alors spécialistes en jeunesse (auprès des 12-25 ans), ses travailleurs de rue sont devenus des généralistes appelés désormais à venir en aide et à offrir des services à toute personne vulnérable. Incluant les itinérants, de tous âges.  S’est aussi ajoutée une mission commandée par l’urgence de la situation: la distribution quotidienne de lunchs aux personnes dans le besoin.

Combler un besoin de base: s’alimenter

Pact de rue distribue ainsi ces lunchs, beau temps, mauvais temps, 7 jours sur 7, de 13h à 14h30 environ, au chalet du Parc Pélican (angle de la rue Masson et du boulevard Saint-Joseph Est). Des travailleurs de rue sillonnent aussi le quartier pour rejoindre, là où elle se trouve, la clientèle fragilisée. Un minimum de 20 lunchs, préparés  par la Ville de Montréal en collaboration avec le YMCA, est distribué quotidiennement, sous la gouverne du travailleur de rue Jonathan.

Respect des règles de distanciation sociale
Respect des règles de distanciation sociale

Les travailleurs de rue sont secondés dans leur tâche par des organismes communautaires du quartier et par des bénévoles. Ces derniers ont été si nombreux à se manifester pour offrir leur aide qu’il a fallu assurer une rotation. Un fait qui réjouit Maxime Bonneau, coordonnateur en travail de rue chez Pact de rue. Selon lui, la crise aura à tout le moins contribué à sensibiliser davantage la population à la problématique de l’itinérance. Il aura aussi offert plus de visibilité à l’organisme. Peut-être aura-t-elle même permis de bâtir  une relève bénévole pour le futur? 

Le projet de distribution de lunchs devrait durer encore un mois minimum. L’évolution de la pandémie dictera la suite. Mais on veut répondre à un besoin ponctuel occasionné par la crise et non pas créer une dépendance à l’égard du projet, qui n’est pas, rappelons-le, la vocation première de l’organisme. 

En temps de crise, nouveau rôle à jouer pour les travailleurs de rue 

En ce contexte de COVID-19, les travailleurs de l’organisme viennent en aide à des personnes aux prises avec des problématiques d’isolement, de pauvreté, de toxicomanie, d’alcoolisme, de perte d’emploi, de perte d’autonomie, etc. La crise n’a fait qu’accentuer la précarité de certaines personnes. 

À cela s’ajoute, dans plusieurs cas, des problèmes de santé mentale. Les personnes qui n’ont pas accès à l’information, qui croisent de plus en plus de gens masqués dans la rue, qui se butent à des ressources temporairement fermées, peuvent vite devenir complètement désorganisées, anxieuses, perdues et ne plus se reconnaître dans leur quartier. 

port du masque pour se protéger mais surtout  pour protéger les autres
Port du masque: Protégeons les autres

Les travailleurs de rue en profitent pour informer leur clientèle sur les consignes de sécurité prônées par la santé publique. Ils veillent à ce que celles-ci soient bien comprises. Lors de la distribution des lunchs, ils vérifient que les besoins de base sont comblés et orientent, au besoin, vers les ressources dédiées. De l’avis de M. Bonneau, les travailleurs de l’organisme se sont très bien et rapidement acquittés de leur nouvelle tâche. 

En savoir plus sur l’organisme Pact de rue

Fondé en 1991, Pact de rue  (Projet Ado Communautaire en Travail de Rue) ratisse quelque 7 quartiers de Montréal. Il a à son actif «plus de 20 ans de travail de rue pour et avec les jeunes de 12 à 25 ans». Il fait de la prévention, offre des services d’aide, d’écoute et d’accompagnement. Les travailleurs sont tous des spécialistes jeunesse.  Une même volonté les anime: être à l’écoute des besoins des jeunes et établir un dialogue sincère et authentique avec eux pour les accompagner sur leur chemin de vie.

Pour aller plus loin: http://www.pactderue.org/

Source: Maxime Bonneau

Crédits:  Pact de rue, Jelly

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