Marie-Noëlle, une bénévole portée par le vent de la curiosité.

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Cet été, pas de répit pour notre rédacteur bénévole, Jean-Charles, qui a poursuivi ses rencontres avec des bénévoles inspirants.  À cette occasion, il a eu le plaisir de rencontrer Marie-Noëlle, qui oeuvre au sein de plusieurs organismes et causes qui lui tiennent à coeur (dont la nôtre, chanceux que nous sommes!). Bonne lecture! 

Qu’est-ce qui motive Marie-Noëlle Houé à faire du bénévolat?

 

«C’est de découvrir autre chose et de créer des lienme répond-elle.

C’est simple et c’est clair, n’est-ce pas.  J’affirme sans me tromper que cette perspective demeure au coeur de la personnalité de Marie-Noëlle.

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Alors que toute sa famille réside toujours en France, c’est par ce point de vue qu’elle m’explique avoir immigré au Québec en 1974.  Rien ne l’y obligeait à l’époque.  C’était une France relativement prospère et sécuritaire.

«Je suis arrivée avec une valise, 300 dollars et une adresse.  Je suis arrivée un 5 janvier et le 15 janvier, je travaillais.» me dit-elle.

Il en ira ainsi pour sa vie professionnelle également.

 » Moi, rester au même endroit toute une vie, pour moi, ça n’allait pas » confirme-t-elle.

Munie d’une formation en secrétariat au début qu’elle complète par un Certificat en gestion à l’UQAM, elle aura occupé quatre emplois, dont le dernier pour une firme d’ingénieurs.  Elle prendra sa retraite en mars 2015 à l’âge de 65 ans.  Cette année-là commencera pour de bon l’aventure de son bénévolat (même si elle l’avait en tête depuis toujours, la charge de travail importante de ses emplois l’empêchait d’y penser sérieusement).

L’aune du plaisir plutôt que de la contrainte

Dorénavant, elle orientera ses choix à l’aune du plaisir plutôt que de la contrainte.  C’est ainsi que sa première activité se fera auprès de Tennis Canada à la Coupe Rogers en août 2015.  Elle passera 10 jours sur la planète tennis, comme elle le dit, à regarder jouer entre autres les plus grands (voyez la photo où elle est habillée pour l’occasion).

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Marie-Noëlle Houé en tenue de bénévole pour la Coupe Rogers.

La planète tennis.  Voilà une façon de dire les choses.  Grande voyageuse touristique, je me demande bien si la vie de tous les jours pour Marie-Noëlle n’est pas aussi une succession de voyages, portée par le vent de sa curiosité, à la rencontre des autres, par exemple; ces contrées inconnues qui nous côtoient.

 

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Marie Noëlle lors de l’Assemblée Générale d’Accès Bénévolat en 2017

En septembre de la même année, sa recherche la conduit chez Accès Bénévolat où on lui offrira la tâche d’assister aux réunions du Conseil d’administration toutes les 5 ou 6 semaines, en plus des assemblées annuelles, et d’en rédiger les procès-verbaux.

 

 

éco tourisme

Son intérêt pour l’écriture la porte également vers un autre organisme Village monde, une ONG basée à Cap-Rouge (près de Québec) qui oeuvre dans le domaine du tourisme solidaire et équitable.  Elle y accomplira la révision et la correction de textes.

 

Lire et faire lire

Mais, ce qui lui tient le plus à coeur c’est son bénévolat auprès des enfants.  Dès sa première année de retraite, elle s’est impliquée auprès de l’organisme Lire et faire lire.  Le principe est simple.  C’est d’aller faire la lecture en raison d’une heure par semaine durant 8 semaines consécutives à des enfants de la prématernelle jusqu’à la deuxième année.  Cela se passe dans une école désignée près de chez elle qui participe au programme de lecture de Lire et faire lire.

Elle en tire une grande satisfaction dans le fait:

«De voir un enfant, la bouche grande ouverte en train d’écouter l’histoire que je lis.» 

L’organisme mise sur la relation intergénérationnelle.  Les bénévoles lecteurs doivent être âgés de plus de 50 ans.  Donc, Marie-Noëlle est mieux connue sous le surnom de grand-maman Marie-Noëlle auprès de ses auditeurs.

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D’ailleurs, elle entend bien s’enfoncer davantage dans ce continent qu’est l’univers de l’enfance et d’y découvrir ses trésors.  Même si elle n’a pas encore de destination précise vers laquelle s’engager, elle compte bien y consacrer son attention:

«Ce serait d’aller voir vers les enfants.  Je réalise qu’avec les enfants, ça vient m’apporter une énergie qui me fait du bien.» 

Mais elle réalise aussi qu’elle a beaucoup à apprendre auprès d’eux.

« Se tenir debout »

 

Une question que j’aime bien poser: quelles personnalités vous ont inspirées dans la vie?

Elle m’en nomme quelques-unes telle Simone de Beauvoir, le Dalaï Lama, Bernard Kouchner (fondateur de Médecin du monde), René Lévesque et finalement Jacques Brel.

Ce dernier semble avoir produit une plus grande impression sur Marie-Noëlle.  Il lui a appris à travers ses chansons et ses entrevues que :

«Qu’il valait mieux se tenir debout mais jamais être à genoux.» 

Elle l’a pris au pied de la lettre me dit-elle.  Enseignement qu’elle incarne à merveille dans sa présence: vive et calme à la fois; déterminée et pleine de vigueur.

Lire car elle est une grande liseuse.  Apprendre.

Voilà bien au moins deux façons de se tenir debout pour Marie-Noëlle Houé.

Jean Charles Meunier

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