Rencontre avec une bénévole inspirante

Denyse Tremblay souriante, écrit au tableau noir
Denyse Tremblay

Il y a des rencontres qui nous font faire le plein d’énergie, de joie et d’espérance : un véritable cadeau en ces temps si lourds de morosité et d’inquiétude! Ce fut le cas de Denyse Tremblay, bénévole des plus inspirantes à Accès Bénévolat. Une entrevue prévue d’une heure ou deux…mais qui a duré tout l’après-midi ! J’avais tant envie d’en apprendre plus sur ce rayon de soleil qui irradie partout autour d’elle !

Faisons les présentations …

Chargée de cours retraitée de l’Université de Sherbrooke et conseillère pédagogique au ministère de l’Éducation et auprès des cégeps en approches modernes en éducation, cette «jeune» vadrouilleuse (elle ne fait assurément pas ses 78 ans !) a aussi roulé sa bosse aux quatre coins du monde, à titre de consultante et de formatrice de formateurs.

Une main s'apprête à prendre une autre main, qui a la paume tournée vers le haut.

Malgré cet exigeant parcours professionnel, Denyse a toujours trouvé le temps de faire du bénévolat. C’est vital pour elle. Comme un équilibre qu’elle vient trouver, entre ce que la vie lui donne et ce qu’elle peut partager avec d’autres…«Faire du bénévolat recharge mes batteries », affirme-t-elle, en toute humilité.

Elle a été inspirée par sa mère qui, avec ses 16 enfants, était très travaillante, courageuse et généreuse.

Un bénévolat aux mille visages

Avez-vous déjà croisé cette «dynamo» dans les bureaux d’Accès Bénévolat ? Elle y anime un atelier avec les nouveaux bénévoles pour les orienter dans leur choix d’engagement et favoriser les meilleures collaborations. Un bénévole qui s’investit dans une cause qui lui convient et lui permet d’exploiter ses talents offre le meilleur de lui-même. Il est heureux et rend les gens heureux autour de lui, croit-elle, forte de sa longue expérience. Par son travail, Denyse contribue ainsi à combler les besoins de quelque 300 partenaires communautaires du quartier qui ont besoin de bras, de têtes et de cœurs pour continuer à offrir des services à leur clientèle. L’an passé, elle a formé quelque 300 aspirants bénévoles. La relève ne manque pas, même chez les jeunes, femmes ou hommes, m’a-t-elle affirmé, grand sourire aux lèvres!

Un premier séjour de deux ans réalisé à l’âge de 21 ans, au Togo (auquel Denyse demeure très attachée), sera l’occasion de s’investir encore aujourd’hui auprès de ce pays. Avec une amie et l’aide de fondations et d’associations, elle participe activement à l’envoi de conteneurs remplis de médicaments, de livres, de bicyclettes et de produits de première nécessité pour les populations locales de ce pays.

Puis ce sera la francisation des immigrants (au Collège Frontières), la distribution de repas auprès des personnes en situation d’itinérance (aux Amis du Plateau), l’écoute active auprès de ces derniers, etc. Au fil des ans, Denyse s’est frottée à de diverses problématiques sociales touchant tous les groupes d’âge. «Le bénévolat me permet d’élargir l’espace de mon cœur», dit-elle. Et on sent combien elle le veut sans frontières…

Des préférences pour une cause plutôt qu’une autre? Tout ce qui lui permet de partager avec les autres, de bâtir dans l’action des relations signifiantes, de mener à bien des projets d’entraide concrets, de découvrir d’autres cultures : telle est sa quête. «Tout comme mes muscles ont besoin de protéines pour les nourrir, j’ai besoin d’un canal de communication avec d’autres pour me nourrir», affirme-t-elle, reconnaissante.

Comme la fleur de pissenlit, le bénévolat peut sembler insignifiant et pourtant il est admirable.

Au cours de notre entretien, je ne cessais de me demander : qu’est-ce qui pousse Denyse à continuer à s’engager alors qu’elle pourrait bien ne penser qu’à elle et profiter d’un repos bien mérité ? Car, non, le bénévolat n’est pas toujours facile, rappelle-t-elle! S’il apporte beaucoup de satisfaction, il demande d’accepter les différences des autres, d’être confrontés à ses propres limites, de lâcher prise face aux situations sans contrôle. Ce qui aide Denyse à poursuivre malgré tout: sa profonde spiritualité, qui apparaît si authentique et nourrissante. « Je me sens appelée à réaliser ce qui se présente à moi qui me permet d’aider, tant que ma santé me le permettra», constate-t-elle. Merci, Denyse, pour toutes les graines d’amour que vous semez sur votre route : notre monde en a bien besoin !

Note : les formations qu’elle donne chez Accès Bénévolat reprendront après la pandémie.

Source : Denyse Tremblay

Crédits: thumprchgo, gadget, pasja1000

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