Un souvenir de bénévolat #3

Un ancien étudiant se souvient de son expérience de bénévole à l’Université.

Voici le troisième article d’une série sur les souvenirs de bénévolat. C’est l’occasion de se replonger dans mes souvenirs… de bénévole étudiant.

Je vous partage mes souvenirs d’étudiant engagé dans la lutte contre le gaspillage alimentaire.

L’Université comme porte d’entrée vers le bénévolat

Chaque année, pendant la deuxième semaine de septembre, le campus de l’Université Paris Diderot organise un événement un peu particulier. Toutes les associations étudiantes se mettent en scène sur le campus pour présenter leur activité. C’est l’occasion pour les étudiants qui souhaitent s’engager dans la communauté étudiante d’aller au contact des associations et de rejoindre l’une d’entre elles.

Parmi eux, un jeune étudiant en informatique se présente dans les bureaux d’Enactus Paris Diderot. Il s’agit de l’une des plus grosses associations étudiantes en France. Elle mène de nombreux projets associatifs en parallèle, parmi lesquels le projet Gaspi’Potes.

La mission de Gaspi’Potes est de lutter contre le gaspillage alimentaire et la précarité étudiante, en offrant de la nourriture à bas prix issue de produits invendus.

Je suis séduit par le projet. C’est décidé. Je m’engage !

Je découvre alors, pour la toute première fois, les joies du bénévolat.

L’action bénévole étudiante pour lutter contre un phénomène alarmant

Nous partons d’un constat flagrant. Environ un tiers des aliments produits sur la planète sont perdus ou gaspillés, selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation).

Chez Gaspi’potes, nous voulons jouer un rôle pour réduire ces pertes. Pour le respect de la nourriture, mais aussi des ressources qui y sont consacrées pour la produire.

Nous nous tournons en parallèle vers un autre problème qui concerne les étudiants de notre université au quotidien : le coût élevé de la nourriture.

Un étudiant est généralement une personne à faible revenu. Or, autour de notre université, il n’existe que peu d’options pour dîner sans se ruiner. Le campus étant localisé dans un quartier d’affaires, l’offre de restauration est principalement destinée aux travailleurs avec un bon niveau de revenu.

Nos restaurants universitaires présents constituent de très bonnes options. On peut y manger un bon repas, complet et équilibré, pour une poignée de pièces.

Le problème, c’est qu’elles sont les seules options peu onéreuses, en plus d’être achalandés aux heures de pointe.

Nous prenons des actions de sensibilisations au gaspillage alimentaire. Nous avons par exemple effectué une pesée des restes issus des plateaux du restaurant universitaire.

En plus d’être engagés, nous sommes modernes. Nous utilisons les réseaux sociaux pour diffuser notre message à un plus grand nombre de personnes. 

Sans ambitionner de révolutionner le monde, nous agissons à notre échelle.

Nous nous positionnons en complément du restaurant universitaire. Des partenariats sont créés avec certains acteurs de l’alimentation pour récupérer leurs produits invendus ou destinés à être jetés. Ces produits seront revendus pour une somme modique, et utilisés pour préparer de bons petits plats pour les étudiants. Pour réaliser cela, nous pouvons compter sur les cuisines du restaurant universitaire.

En attendant notre camion !

Camion restaurant de bénévoles pour lutter contre le gaspillage alimentaire
Lutter contre le gaspillage alimentaire avec un camion restaurant

Nous avons alors l’idée de créer un camion restaurant qui proposera sur le campus universitaire des plats délicieux à prix très avantageux pour notre belle communauté étudiante.

Une idée qui restera… au stade de simple idée. Une idée séduisante sur le papier, mais délicate à appliquer dans la réalité pour la petite équipe que nous sommes (3 personnes). Le manque de budget et l’absence d’accords avec les autorités locales nous font vite redescendre sur terre.

Pas grave. On se contente des quelques tables et des cuisines aimablement partagées par l’université.

Et ça marche.

Jus de fruits, soupes, salades, cookies… tout ce qui nous pouvons offrir est disposé sur 4 longues tables rectangulaires. Pas de quoi alimenter toute la communauté étudiante, mais cela fait bien quelques heureux.

Avance rapide…

… Je quitte Gaspi’potes en avril 2015 avec des souvenirs plein la tête et un certain sentiment d’accomplissement.

Nihl

Vous êtes sensible à la problématique du gaspillage alimentaire et souhaitez vous engager pour la communauté étudiante ? La banque alimentaire de l’Université de Montréal a besoin de bénévoles.

D’autres bénévoles se souviennent. Plongez-vous dans leurs souvenirs de bénévolat :

Un souvenir de bénévolat #1

Un souvenir de bénévolat #2

Crédits photos: Susan McAleer

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